Une bien belle ouverture de festival !
Pour la 1ère soirée de cette édition 2010, le public avait le sourire. Il faut dire que le soleil a resplendi sur la cour Decauville et le jardin Eugène Fleuré, mais surtout la programmation avait de quoi suscité des envies entre les têtes d’affiches Rock/Métal que sont AQMĖ et Stereotypical Working Class puis les festifs de La Rue Kétanou en passant par leur accordéoniste et chanteur Florent Vintrigner et Les 100 Grammes de Têtes ou encore les géniaux-dingos de Signal Electrique.
Stereotypical Working Class ouvre le bal avec un son clair et puissant, du Rock aux légères touches de Métal. Les SWC n’étant pas réputés pour être radins, le public aura reçu sa dose de décharge de violence bien appréciable, sans oublier un Rock plus envoûtant qui aura su ravir l’auditoire. Stereotypical Working Class a donc assuré une très belle prestation annonciatrice d’une soirée survitaminé… Du bonheur et déjà de la transpiration … !
S’en suit AQMĖ, figure de proue de la scène Métal française. AQMĖ et sa musique souvent agressive, parfois mélancolique. Le combo parisien est à la maison (ou pas bien loin) et le public déjà électrisé le lui rend bien. Les pogos partent au quart de tour tandis que la setlist alterne là aussi entre Métal brutal et Rock lourd planant. 100 000 volts à réveiller même un festivalier endormi avec ses boules quiès. La meute de La Tour est bel et bien lachée et survoltée.
Changement d’ambiance, arrive Florent Vintrigner : THE accordéoniste de la Rue Két’, chanteur et auteur de quelques unes des plus belles chansons du groupe. Accompagné de Jean-Louis Cianci (contrebasse, cajon), Sébastien Bennett (guitares manouche et électrique) & Jean-Baptiste Maillet (batterie), ses textes ont, sans pour autant bouder l’univers joyeux, convivial et festif de La Rue Kétanou, mêlé à merveille tendresse, sincérité et douceur, le tout servi par sa voix rocailleuse qui a fait voyager le public. L’atmosphère sur le festival est alors plus tranquille et grandement conviviale.
Puis l’heure du melting-pot musical avec Les 100 Grammes de Têtes, considéré comme un groupe phare de la scène Ska Reggae en France et du mouvement alternatif en ayant auto produit chaque album. Passant en revue toute la musique traditionnelle Jamaïcaine (Ska, Rocksteady, Reggae, Dub), improvisant dans le Jazz et le Rythm’n'Blues revisitant des classiques, le show est élégant, cuivré, soutenu par une rythmique implacable – le public jubile alors, danse joyeusement et jump allègrement. Du métissage qui ouvre l’esprit, fait voyager et surtout fait bien plaisir aux oreilles.
Après le Rock, la Chanson, le Ska, la soirée est on ne peut plus éclectique. L’Electro manquait à l’appel, c’est chose faite avec Signal Electrique ! On reste dans la multiplicité des genres puisque leur musique est un joyeux mélange de Techno, Break acidulé, avec des influences Punk.. le tout concocté à base de synthés vintage, de boites à rythmes énervées, de vocaux envoutés. Les 2 trublions Frankeinsound et Erik Elektrik s’amuse et le public rentre en transe. Une ambiance de rave plane sur le jardin Eugène Fleuré.
Et pour finir cette 1ère soirée, une figure incontournable de la Scène Festive Française : La Rue Kétanou. Ces troubadours du 3ème millénaire empruntent à leur vie de bohème, aux arts de rue. C’est un des groupes les plus réjouissants qui soit : le public est joyeusement convié à participer au spectacle en devenant lui-même acteur du concert en se répondant les paroles des chansons tour à tour. Ces trois-là tiennent la scène, comment un public conquis, en leur faisant fête, se donne de la joie – et pour cause les classiques sont tous de la partie. Tant qu’on ne parlera que de partage, La Rue Kétanou sera la scène de tous. C’est flagrant et enthousiasmant. On ne pouvait mieux clôturer cette soirée.
Entre joie et fatigue, l’équipe du festival espère vous voir nombreux pour cette 2ème journée qui donne la part belle au reggae sous toutes ces formes : Sound System ou en Groupe, du Local, National à l’Internationnal, de la France à l’Afrique en passant par la Jamaïque.
A tout à l’heure et que la musique soit.

